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Oliver Williamson – Prix Nobel d’Economie 2009

Le Comité Nobel a donc décidé cette année de récompenser Oliver E. Williamson (avec Elinor Ostrom) pour ses travaux.

http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/2009/index.html

Le Comité précise que c’est essentiellement pour ses avancées sur la question des frontières de la firme.

En réalité, le comité récompense le fondateur de la théorie des coûts de transaction. Oliver Williamson restera comme celui qui a proposé une opérationnalisation du concept de coût de transaction avancé par Ronald H. Coase, Prix Nobel d’Economie en 1991. Alors que Ronald Coase insistait sur le fait que pour comprendre les décisions des acteurs économiques, il ne faut pas se focaliser sur les coûts de production uniquement, mais aussi sur les coûts de transaction (moins visibles), c’est à dire les coûts de coordination et de contractualisation qui vont expliquer que l’on privilégie un mode d’organisation plutôt qu’un autre, Oliver Williamson va batir une véritable théorie, basée sur des hypothèses réalistes (Rationalité limitée, opportunisme) qui va lui permettre d’avancer un ensemble de propositions sur la meilleure manière d’organiser les activités économiques.

Ces propositions concernent bien évidemment la question du faire ou faire faire (i.e. les frontières de la firme). Elles permettent de comprendre les décisions d’internalisation et d’externalisation, les vagues d’outsourcing. Elles concernent aussi la gestion des services publics et la décision par les autorités publiques d’organiser en interne ou d’externaliser en partie ces activités, avec des contrats de délégation de services publics ou des partenariats public-privé. Ces propositions concernent aussi plus concrêtement la manière de faire faire ou de faire (i.e. le type de contrats à signer et le type d’organisation à mettre en place) et prennent en compte l’impact de l’environnement institutionnel dans lequel les acteurs évoluent. En ce sens, ses travaux sont à relier aussi à ceux de Douglass North, Prix Nobel d’Economie 1994.

Il est donc assez incroyable de voir en aussi peu de temps trois Prix Nobel récompenser des économistes travaillant sur la théorie Néo-institutionnelle.

Enfin, insistons sur l’impact considérable des travaux de Oliver Williamson. il existe à ce jour plus de 1000 travaux académiques cherchant à tester les propositions de la théorie des coûts de transaction et qui les corroborent en grande partie, dans des domaines bien plus larges que l’économie au sens strict : en droit, en gestion, en marketing, en sciences politiques, en finance…

Pour en savoir plus, je vous renvoie à l’ouvrage écrit en collaboration avec Anne Yvrande sur la théorie des coûts de transaction :

 

Voir aussi  : http://www.cae.gouv.fr/spip.php?breve11

 

Oliver Williamson – Prix Nobel d'Economie 2009

Le Comité Nobel a donc décidé cette année de récompenser Oliver E. Williamson (avec Elinor Ostrom) pour ses travaux.

http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/2009/index.html

Le Comité précise que c’est essentiellement pour ses avancées sur la question des frontières de la firme.

En réalité, le comité récompense le fondateur de la théorie des coûts de transaction. Oliver Williamson restera comme celui qui a proposé une opérationnalisation du concept de coût de transaction avancé par Ronald H. Coase, Prix Nobel d’Economie en 1991. Alors que Ronald Coase insistait sur le fait que pour comprendre les décisions des acteurs économiques, il ne faut pas se focaliser sur les coûts de production uniquement, mais aussi sur les coûts de transaction (moins visibles), c’est à dire les coûts de coordination et de contractualisation qui vont expliquer que l’on privilégie un mode d’organisation plutôt qu’un autre, Oliver Williamson va batir une véritable théorie, basée sur des hypothèses réalistes (Rationalité limitée, opportunisme) qui va lui permettre d’avancer un ensemble de propositions sur la meilleure manière d’organiser les activités économiques.

Ces propositions concernent bien évidemment la question du faire ou faire faire (i.e. les frontières de la firme). Elles permettent de comprendre les décisions d’internalisation et d’externalisation, les vagues d’outsourcing. Elles concernent aussi la gestion des services publics et la décision par les autorités publiques d’organiser en interne ou d’externaliser en partie ces activités, avec des contrats de délégation de services publics ou des partenariats public-privé. Ces propositions concernent aussi plus concrêtement la manière de faire faire ou de faire (i.e. le type de contrats à signer et le type d’organisation à mettre en place) et prennent en compte l’impact de l’environnement institutionnel dans lequel les acteurs évoluent. En ce sens, ses travaux sont à relier aussi à ceux de Douglass North, Prix Nobel d’Economie 1994.

Il est donc assez incroyable de voir en aussi peu de temps trois Prix Nobel récompenser des économistes travaillant sur la théorie Néo-institutionnelle.

Enfin, insistons sur l’impact considérable des travaux de Oliver Williamson. il existe à ce jour plus de 1000 travaux académiques cherchant à tester les propositions de la théorie des coûts de transaction et qui les corroborent en grande partie, dans des domaines bien plus larges que l’économie au sens strict : en droit, en gestion, en marketing, en sciences politiques, en finance…

Pour en savoir plus, je vous renvoie à l’ouvrage écrit en collaboration avec Anne Yvrande sur la théorie des coûts de transaction :

 

Voir aussi  : http://www.cae.gouv.fr/spip.php?breve11

 

BOOK: Public-Private Partnerships for Urban Water Utilities: A Review of Experiences in Developing Countries

This book analyzes the access, service quality, operational efficiency, and tariff levels of more than 65 large water PPP projects (representing more than 100 million people) over 15 years in different regions.

Its goal is to contribute to a better understanding of how to tackle the many challenges of providing water and sanitation services to urban populations in the developing world.The book is directed at policy makers in governments as well as donors and other stakeholders

 

More information on the PPIAF web site : http://www.ppiaf.org/content/view/611/485/

Nouvelle publication : "Reforming Defense Procurement: Lessons from France"

Une nouvelle publication d’un des membres du groupe SPOC

Kapstein, Ethan B. and Oudot, Jean-Michel (2009) « Reforming Defense Procurement: Lessons from France, » Business and Politics: Vol. 11 : Iss. 2, Article 1.

Résumé:

Is it possible to generate more efficient outcomes with respect to public procurement in general and defense acquisition in particular? Or are cost overruns inevitable when it comes to major engineering projects, like the development of modern weaponry? In this article, we draw on a unique data set of nearly 50 French armaments contracts in order to examine how one government has reformed its defense acquisition process over the past twenty years. Beginning in the early 1990s, France embarked on a series of policy reforms that enabled the state to contain skyrocketing weapons costs. We emphasize three, inter-related aspects of the defense acquisition environment in France that favored cost containment: first, hard budget constraints; second, the great technical capacity that the French government brought to bear on the weapons acquisition process, coupled with its iterative relationship with a small number of suppliers; and third, the use of contracting techniques that empowered project managers.

Nouvelle publication : « Reforming Defense Procurement: Lessons from France »

Une nouvelle publication d’un des membres du groupe SPOC

Kapstein, Ethan B. and Oudot, Jean-Michel (2009) « Reforming Defense Procurement: Lessons from France, » Business and Politics: Vol. 11 : Iss. 2, Article 1.

Résumé:

Is it possible to generate more efficient outcomes with respect to public procurement in general and defense acquisition in particular? Or are cost overruns inevitable when it comes to major engineering projects, like the development of modern weaponry? In this article, we draw on a unique data set of nearly 50 French armaments contracts in order to examine how one government has reformed its defense acquisition process over the past twenty years. Beginning in the early 1990s, France embarked on a series of policy reforms that enabled the state to contain skyrocketing weapons costs. We emphasize three, inter-related aspects of the defense acquisition environment in France that favored cost containment: first, hard budget constraints; second, the great technical capacity that the French government brought to bear on the weapons acquisition process, coupled with its iterative relationship with a small number of suppliers; and third, the use of contracting techniques that empowered project managers.